L'écritoire

Explication

le 31/12/2008 à 23h59
Comment feuilleter l'écritoire ?

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Qui suis je ?

le 31/12/2008 à 23h01
Cet espace se veut collectif, un espace ou vous pourrez lire les écrits, les illustrations, des citations... De tous ceux qui désirent participer.

L'idée est  de fonctionner comme un atelier d'écriture sur tout les thèmes, une photo, une citation... envie d'écrire et de partager ces écrits.

Parfois un thème en entraine un autre ce qui permettra à chacun de s'exprimer librement... Plus personnellement...



Un jour par Roger

le 03/11/2008 à 11h08
Un jour,
Assis à la table de la salle à manger, je fais mon devoir de maths.
 
Un jour,
Un coup d'oeil à la pendule, il est sept heures moins vingt, mon père n'est pas encore rentré du travail.
 
Un jour,
J'entends des sirènes d'ambulance sillonner la rue, il est sept heures moins le quart.
 
Un jour,
Ma mère est assise dans son fauteuil, elle regarde aussi la pendule.
 
Un jour,
J'essaie de me concentrer sur mon devoir de maths et je n'y arrive pas.
 
Un jour,
On frappe à la porte, il est sept heures moins dix.
 
Un jour,
Le voisin vient nous dire qu'une grenade a éclaté dans un bus.
 
Un jour,
Il est sept heures moins cinq, mon père n'est toujours pas rentré.
 
Un jour,
J'entends encore des ambulances, toutes sirènes hurlantes.
 
Un jour,
Je remarque que ma mère regarde discrètement la pendule, il est sept heures.
 
Un jour,
D'habitude, mon père arrive vers six heures et demi.
 
Un jour,
J'ai abandonné mon devoir de maths mais je garde les yeux fixés sur ma feuille.
 
Un jour,
Un coup d'oeil discret vers la pendule, il est sept heures cinq.
 
Un jour,
Je surprend ma mère regardant dans le vague, elle a abandonné son livre.
 
Un jour,
Le voisin revient nous dire qu'il y a plusieurs morts. Il est sept heures dix.
 
Un jour,
Ma mère et moi restons silencieux. Nous ne nous cachons plus pour regarder la pendule. Il est sept heures et quart.
 
Un jour,
J'entends une clef tourner dans la serrure.
 
Un jour,
Mon père entre enfin nous expliquant que son bus a été pris dans un bouchon à cause de l'attentat qui a touché le bus précédent.
 
Un jour,
Je ferme mon livre et mon cahier. Je ne finirai pas mon devoir ce soir.

Un jour par Dominique

le 03/11/2008 à 11h03





1 Jour


C’était un dimanche de printemps.


 


1 Jour


Je me promène avec mon chien.


 


1 Jour


Je prends un chemin qui mène vers les bois.


 


1 Jour


Je le croise sur ce chemin.


 


1 Jour


Je le regarde, il me regarde.


 


1 Jour


Son regard me fascine, à la fois doux et triste.


 


1 Jour


Je continue mon chemin.


 


1 Jour


Il me suit de loin.


 


1 Jour


Il me rejoint et marche près de moi.


 


1 Jour


De temps à autre il s’éloigne.


 


1 Jour


Il fait d’autres rencontres.


 


1 Jour


Les promeneurs ne le reconnaissent pas.


 


1 Jour


Mais il ne va jamais bien loin.


 


1 Jour


Je le surveille malgré moi.


 


1 Jour


Je crains qu’il ne s’égare.


 


1 Jour


Ma promenade va s’achever.


 


1 Jour


Je reviens au point de notre rencontre.


1 Jour


Je pense qu’il va alors me quitter.


 


1 Jour


Je tourne le dos et rentre chez moi.


 


1 Jour


Il me rejoint sur le trottoir.


 


1 Jour


Ma compagnie semble lui plaire.


 


1 Jour


J’ouvre le portail, il entre dans le jardin.


 


1 Jour


J’ouvre la porte de la maison.


 


1 Jour


Il entre après quelques secondes d’hésitations.


 


1 Jour


Je me demande si c’est prudent d’accueillir cet inconnu.


 


1 Jour


Il n’a pas l’air d’un SDF, trop propre et bien élevé.


 


1 Jour


Je lui offre à manger et à boire.


 


1 Jour


Il semble heureux et je joue avec lui.


 


1 Jour


Je m’assois dans le fauteuil.


 


1 Jour


Il pose sa tête sur mes genoux.


 


1 Jour


Je cède à son regard implorant.


 


1 Jour


Je le caresse doucement.


 


1 Jour


Je propose qu’il dorme dans le salon.


 


1 Jour


Je me dis que, demain, je verrai bien.

Thème d'écriture

le 03/11/2008 à 10h59

C'est un tout petit livre à la couverture bleu, si petit qu'on a presque du mal à le tenir entre nos mains. On l'ouvre et là, c'est la surprise. Le titre : "1 jour", se répète sur la page presque nue, on dirait qu'il se répète à l'infini. Quelques pages et pourtant très vite les phrases de ce livre nous entêtent pour ne plus nous quitter. Elles nous accompagnent littéralement. Cette vie c'est notre vie. Ces jours qui défilent au fil des pages, ce sont les nôtres, dans leur rudesse, dans leur évidente simplicité et leur justesse, dans leur quotidien et leur causticité. C'est un regard porté sur un père. Un regard sans concession, franc, direct. Une histoire de famille.

 

> Extrait :

 

"I jour

mon père il pose son sac contre la porte

I jour

il part tous les matins travailler

I jour

il prend le bus pour Denain

I jour

il jour il me ramène des bonbons de l’usine

I jour

il balance sa canette sous la table

I jour

ma tante se fout de sa poire

I jour

il ramène que son pinard des courses

I jour

je le vois en bas de la rue neuve

I jour

ma mère planque les bouteilles

I jour

ma soeur dit qu’il est gentil

I jour

ma mère elle lui sert à ras bord"

Ecrire en commençant toute phrase par un jour

Réponse 4eme thème d'écriture. J'ai changé un peu beaucoup les définitions des mots. Je crois que ce n'était pas un thème imposé outre le fait qu'il fallait qu'ils y soient tous.



L’alibi du bagagiste, aurait chiffré un certain décollement de tapas.

Seulement, lorsqu’il était au kibboutz et qu’il ne mangeait que du repounchou, il avait apprit qu’un bon quinquet salifère, serait suffisant à lui éviter le xanthome.

En bref, un bon j
arnicoton de white-spirit, serait très bien pour faire le gros bec, qu’il se promettait de faire à son paltoquet, si il continuait de le rendre venimeux.

C’est en se trainant lamentablement à la manière d’une femmelette usagée, qu’il se décida à entrer dans l’yttrium, afin de parfaire son grec zodiacal.

 Il se hasarda à dompter une nébuleuse i
napprivoisée, mais oralement, ça revenait à faire une éducation macrographique. Il abandonna donc.

Vous pensez d’un
enchiffréné !!

@Jean Fred


Le bagagiste par Roger

le 29/06/2008 à 12h46
Le bagagiste avait mal aux yeux. Il voyait tout en noir (note de l'auteur : au sens propre). Il quitta son travail bien avant l'heure et arriva péniblement chez lui les quinquets à moitié fermés. Peut-être un décollement de la rétine, pessimisa-t-il. Une analyse macrographique aurait pu conclure qu'il était plus simplement enchiffréné.
Lorsqu'il poussa la porte de la chambre, sa femme n'était pas seule dans son lit.
Jarnicoton, explosa-t-il oralement.
─ Espèce de paltoquet, cria le gros-bec inapprivoisé qui était couché à plume dans son lit. (Note de l'auteur : c'est normal qu'il soit couché à plume, un gros-bec ne peut pas être à poil)
─ Qu'est-ce que tu fous là, femmelette ? rétorqua le porteur de valises lamentablement.
─ J'ai un alibi en or. Je suis venu faire la bouffe. (note de l'auteur : le gros-bec était prétentieux, son alibi n'était pas en or mais seulement en yttrium)
Ah oui, la bouffe ! Le bagagiste se hasarda vers la cuisine et constata d'un regard zodiacal que la table était mise. Une nébuleuse de tapas trop salifères entourait une assiette de repounchous usagés qui sentaient le white-spirit. Quelques champignons venimeux agrémentaient le tout.
─ J'ai compris ce qui m'attend. Si je bouffe cette merde, je me chope un xanthome à tous les coups. Et si je chiffre le prix du toubib... Non, il vaut mieux que je retourne au kibboutz tout de suite.
Il prit la route du sud, vers le désert et s'aperçut tout à coup qu'il n'avait plus mal aux yeux.

Jarnicoton par val

le 29/06/2008 à 10h55
Jarnicoton

Jarnicoton, c’est qui ce bagagiste ?

Je l’ai au quinquet ,


Dans son paltoquet, il a l’air d’un gros-bec,


Il sort de son kibboutz ou quoi ?


Je suis d’une humeur zodiacale,


Et mes xanthomes me font lamentablement mal.


Je me hasarde dans le nébuleux yttrium.


Ah, cette odeur de white-spirit ,


On se croirait chez mon dingologue !


J’essaie de chiffrer son alibi usagé,


Il a beau me lancer un regard venimeux de femmelette,


Je reste un inapprivoisé.


Avec sa gueule d’enchiffréné,


IL pense me faire « tapas une clope ? »


Je suis en plein décollement macrographique, moi !


Oralement, qu’est-ce qu’il croit ?


Tu ne passeras pas par là.


Retourne voir tes repounchous salifères.


Non, mais jarnicoton ….


Il marche encore sur mes plates bandes,


C’est éprouvantail !

Avec des mots

le 29/06/2008 à 10h48
4ème thème d'écritures
Voici des mots pris au hasard dans le dictionnaire dans l’ordre alphabétique, et vous livre 26 mots.














































alibi,



bagagiste,



chiffrer,



décollement,



enchiffréné,



femmelette,



gros—bec,



hasarder,



inapprivoisé,



jarnicoton,



kibboutz,



lamentablement,



macrographique,



nébuleuse,



oralement,



paltoquet,



quinquet,



repounchou,



salifère,



tapas,



usagé,



vénimeux,



white—spirit,



xanthome,



yttrium,



zodiacal.



 



 



 



 



Vous êtes libres de transformer ces mots en genre, en nombre, en conjugaison... Seule obligation : que les 26 y soient, dans l’ordre que vous souhaitez et vous limiter à 30 lignes.

A eux

le 21/05/2008 à 17h46
Ce n'est pas de moi, mais de ma fille Julie. Du haut de ses  23 ans, elle a voulue, à sa façon, dire qu'elle n'oubliais pas et que le devoir de mémoire, se fait à tout age... Encore faut il savoir le faire et avec tact...

img519/3707/imagepourpomejuliezb6.jpgD'un autre horizon s'élève le                                             jour
 Les chiens ont crié "attrapez les"
Ni chaines, ni menottes aux poignets
Ils ont pleuré à s'en rendre sourds

Gamins d'innocents aux portes de l'enfer
Ils ont couru, tenté de se sauver
À coup d'explosion se sont sacrifiés
Retrouvés morts, sanglants, à terre

Un sourire de carnassier les accueille
"On vous rééduquera... c'est maladif"
Un uniforme informe, inexpressif
Et cet équilatéral en guise de cercueil

De prisons en laboratoires d'analyse
Un but inaccessible appelé "liberté"
Combien d'entre eux sur les barbelés
Et dans le ventre la peur qui paralyse

Ils ont soufferts d'avoir su dire "non"
Souvent jusqu'au delà des maux, la mort
Il existe ici des Hommes debout encore
Ils regardent droit devant en leur nom

Je n'ai pas connu mais ne l'oublie pas
La mémoire reste seul vestige du passé
Un passé d'il y a soixante dix années
Alors je regarde droit et je me bats.

À toi de me suivre... ou pas...


@Julie

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